mardi 4 janvier 2011

A LA RECHERCHE DU TIGRE ! Le 4 janvier 2011

“Barba non facit philosophum”  (La barbe ne fait pas le philosophe: l'habit ne fait pas le moine)
Tout commence par un café chez Rafaël et Cecilia… 10h, nous sommes fins prêts à la Cabana pour la virée en forêt, jusqu’à la Bahia de la Gloria et retour. Une petite randonnée de trois heures, concoctée par Rafaël dont c’est la spécialité. Il nous a confectionné des bâtons de marche –bien utiles comme on le verra. Andrès, Camillo et Dario viennent avec nous mais Cecilia décline promptement: les crapahutades dans la boue, non, non, non!
Premier arrêt chez les voisins, une grande et belle Finca en construction, toute en beau bois local, grand espace tout autour garni de vaches brahmanes, les vaches tropicalisées. C’est là que nous apprenons qu’il y a des tigres en Colombie. Si, si. Même qu’un grand costaud particulièrement féroce en a dévoré 5, des vaches, il y a peu et que les chiens pourtant dressés n’ont rien pu faire. Ben ça alors. Je croyais qu’il n’y avait de tigres qu’en Inde? Explication: Ici, comme grand prédateur, il y a l’Ocelot, pas trop gros. Et le Jaguar. Très gros. Bien plus gros qu’on ne l’imagine. Appelé “Tigron”. Prononcer “Tigrrronnn”.  AAAAAAAhhhhh mais voilà. Je comprends mieux. Donc le Tigrou, c’est le Jaguar! Et il s’est boulotté 5 vaches? Il doit avoir une grande famille à nourrir… Il sort la nuit, on ne devrait pas en rencontrer mais on ne sait jamais, un insomniaque et hop, l’affaire est dans la tanière. N’empêche, j’aimerais bien en voir un….de loin…
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Rituel café à la finca, chez Guillermo: j’adore!
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Et vaches survivantes.
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La Finca
La marche n’est pas trop difficile, si il n’y avait les nombreux passages boueux, grimpettes glissantes et légers marécages. Mais dans l’ensemble, tout se passe bien et je ne tombe même pas une fois. C’est dire. Luké et Dario, qui fait souvent “rando balais” et surveille que toute la troupe soit au complet, sont plus que prévenants. Dés le début, nous voyons de petits singes gris, les Titis, caracoler au faite des grands arbres. Au loin. Donc, perso, moi je ne vois rien. Mais je scrute, je scrute… Je ne lâche pas d’une semelle Rafaël, véritable puits de sciences pour tout ce qui concerne la forêt, les végétaux, les animaux. Et les serpents. Il a pris son “attrape serpents” et espère bien en ramener un ou deux. Ce sont des serpents appartenant à l’espèce “Varappe et escalade” et ils sont souvent dans les arbres. Nous nous retrouvons à marcher un œil au sol pour ne pas s’affaler dans la boue, et l’autre au ciel pour surveiller si une liane ne bougerait pas de façon pas catholique. D’où une certaine difficulté à avancer au bout d’un moment. Et un mal de tête…
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Luké, garde-toi de ce qui est au sol….
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Et aussi de ce qui est là-haut….
DSCN3874Un “Abrazo Palo”, un arbre qui en enserre                   DSCN3899 Et une des nombreuses termitières. Non, à
                                               un autre dans ses racines et ses branches.                                                                 gauche, c’est Clara! C’est à droite!

Le plus intéressant, et bien, il n’y a pas de photos! Pas de photos des passages dans la boue (pas le moment de sortir l’appareil!), et pas de photos des SINGES! Enfin! Je les ai vus ceux-là! Faut dire qu’il est sympa, le Mono, de l’espèce Mono Fraile, grand, beige et roux, il nous regarde du haut de son arbre pendant un moment puis lentement, l’air vaguement méprisant (bouh, ils sont moches les grands singes nus) glisse de branche en branche rejoindre ses copains, restés prudemment à bonne distance. Vu le Mono Fraile et entendu les singes hurleurs. De l’espèce du Mono Allador, ce sont de petits singes noir de poil avec un organe vocal qui aurait fait pâlir de jalousie le grand Pavarotti. non pas qu’ils hurlent juste (et encore, ils tiennent la note) mais ils hurlent fort! Et de très loin, on les entend mais personne ne voit la queue d’un. Nous allons le plus souvent longer la plage, la forêt plonge ses racines au pied des vagues. Le “Parque Nacional Natural” est le domaine des Indiens Katios, le parc s’appelle donc “Parque Los Katios”! A l’ombre des grands mangles rouge, mancenilliers (enfin, là pas trop à l’ombre!) et nombreux “Uvito de playa”, nos chers Raisinniers bord de mer” , toute une petite faune se démène. De longues files de superbes fourmis survitaminées génèrent quelques embouteillages: la file qui transporte de grands morceaux de feuille –plus grands que la bestiole- et autres matériaux pour la fourmilière croise la file de celles qui ont déposé leur fardeau et repartent au boulot. S’ensuit quelques cafouillages aux croisements, certaines étant semble-t-il assez tête en l’air. Je les observe un moment. Conclusion: elles auraient besoin de découvrir le rond point à l’anglaise. Tout à coup Rafaël rameute la troupe: il nous montre une toute petite grenouille jaune et verte. Toute petite mais hyper super extra venimeuse! La célèbre Rana Venenosa de la famille des Ene Dendrobatidae (et oui, se promener avec Rafaël, on revient bien moins idiot, et en plus on sait ce qu’on a vu!). Bien connue pour le venin exceptionnel de venimosité qui enduit sa peau. Elle mesure 2 ou 3 cm, la charmante. Et s’éloigne par petits bonds. Personne ne la poursuit.
Oui, avec Clara, nous avons ramené un gorille en short, surprenant non?
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Un Caracoli? Un Mangle? Je ne sais plus…En tout cas,  il est beau!
Tout ça, ça creuse. Arrivés à la Bahia de Gloria et avant de faire demi-tour, pause goûter. Dario grimpe (c’est le seul de la troupe qui peut le faire!) au cocotier et nous avons la boisson et le snack. L’eau de coco, je crois que c’est la meilleure boisson que je connaisse. Toujours à température idéale, l’eau qui se trouve à l’intérieur de la coco a un goût subtil indescriptible. Mais je vais quand même essayer de le décrire! Cette eau est douce, pure, à peine marquée d’une légère saveur de noix de coco, gouleyante à souhait. Bref, elle a de la jambe, de la cuisse et même de la fesse pour certaines variétés qui n’existent pas ici. De plus… il y en a à foison!
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Une fois désaltérés, il ne reste plus qu’à ouvrir la noix et se délecter de la pulpe fraiche, un bonheur. Pas pour les bourrelets et la cellulite car c’est très gras, mais bon sang, que c’est bon!
DSCN3904Pour Manon, qui adore la noix de coco fraiche… Nous l’avons dévorée en pensant à toi!
DSCN3910Retour à Titumate : ça swingue sur l’eau!
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Luké et Dario ferment la marche.

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